BOUVINES

BOUVINES : 27 juillet 1214

(d'après WIKIPEDIA)

Othon et son armée arrivent le 12 juillet à Nivelle et se dirigent vers Valenciennes. Le 23 juillet, l'armée de Philippe Auguste quitte Péronne pour arriver à Douai le 26. Le roi entend couper ses ennemis des renforts en provenance d'Allemagne et tente de surprendre Othon par le nord-est. L'empereur a vent de la manoeuvre de Philippe Auguste et se déplace à Mortagne à quelques lieues de l'armée royale. Philippe Auguste est conscient de son infériorité numérique et décide de se replier sur Lille. Nous sommes le dimanche 27 juillet, l'armée française doit traverser la Marque et emprunter le pont de Bouvines. Bien que l'Église l'interdise, Othon, déjà excommunié, décide de lancer l'agression sur l'arrière-garde française. Philippe Auguste est dans l'obligation d'engager la bataille.
Les forces en présence suscitent encore des controverses. Il semble quand même que les forces françaises aient été inférieures en nombre car Philippe Auguste lance un appel aux communes du nord de la France, afin d'obtenir leur concours. Dix-sept des trente-neuf communes répondent à l'appel. Au total, l'armée royale atteindrait 20 000 combattants.

L'armée royale est divisée en trois groupes.

  • Le corps central est mené par Philippe Auguste et ses principaux chevaliers.
  • L'aile droite, composée de chevaliers champenois et bourguignons, est commandée par le duc Eudes de Bourgogne et ses lieutenants.
  • L'aile gauche, composée de chevaliers et de la piétaille est emmenée par Robert de Dreux et et le comte Guillaume de Ponthieu.

Othon a également divisé son armée en trois groupes.

  • Au centre, l'empereur, avec sa garde saxonne, sa chevalerie des Ducs de Lorraine et de Brabant, du Comte de Namur et son infanterie brabançonne et allemande.
  • A sa gauche, le Comte de Flandre commande outre la cavalerie et l'infanterie, les milices flamandes.
  • A sa droite, c'est Renaud de Dammartin qui s'occupe des fantassins brabançons et des chevaliers anglo-flamands de Guillaume Longue-Epée et d'Arnaud d'Audenarde.

Le premier choc fait s'affronter les forces d'Eudes de Bourgogne et l'aile gauche de l'armée d'Othon, commandée par Ferrand de Flandre. Les chevaliers français chargent vigoureusement et au bout de quelques heures, Ferrand se rend, consacrant la déroute du flanc gauche d'Othon.

Au centre, Othon a pour l'instant l'avantage ; son infanterie fait merveille, et chacun n'a qu'un but : tuer Philippe Auguste. Soudainement, les piétons allemands arrivent à l'encercler et à le desarçonner. Galon de Montigny agite la banière pour demander de l'aide, et c'est Pierre Tristan qui le premier voit le signe. Il s'interpose et fait rempart de son corps ... Philippe est remis en selle, indemne. C'est alors que Pierre Mauvoisin arrive à la hauteur d'Otton et, croyant le frapper d'un couteau, atteint en fait la tête du cheval. Celui ci, affolé se met à galoper avant de tomber mort. Dès qu'un autre cheval lui est ramené, Otton s'enfuit le plus vite qu'il le peut ... jusqu'à Valenciennes.

A droite, Robert de Dreux est à la peine. Ses troupes sont tout d'abord enfoncées par les hommes conduits par l'anglais Guillaume de Longuépée et Renaud de Dammartin et sont obligées de défendre le pont de Bouvines pied à pied. Guillaume de Longuépée finit par être capturé et ses soldats anglais se débandent. Renaud de Dammartin a adopté un nouveau dispositif que même ses ennemis admirent : Le hérisson. Dès qu'il est fatigué, il vient se reposer avec ses chevaliers au centre d'une quadruple ellipse herissée de piques et de crochets que forme son infanterie, et quand il a repris ses esprits, l"enceinte" s'ouvre et il peut alors charger ses ennemis. Il est le dernier à résister farouchement sur le champ de bataille mais il finit par se rendre à la vue de la débandade générale de ses alliés.

La victoire de Philippe Auguste est totale, ses pertes en hommes minimes et une bonne partie des seigneurs coalisés est entre ses mains.

Bouvines est « l'une des batailles décisives et symboliques de l'histoire de France ».

Othon, qui s'est enfuit, perd sa couronne ; le Saint Empire Romain Germanique éclate en morceaux.

Jean Sans Terre cesse les hostilités contre la France, et regagne l'Angleterre. Pour sauver sa couronne, il est contraint d'accorder à ses barons la "Grande Charte".

Dès lors, il a bien d'autres soucis que de défendre raimond VI...


Jean sans terre signant la carta magna

La dynastie capétienne sort renforcée tandis que les récentes acquisitions de Philippe Auguste sur Jean sans Terre sont consolidées. Contrairement à Jean sans Terre, Philippe Auguste est désormais l'arbitre incontesté au-dessus de ses barons.