Blason du village de Mirepeisset
Site du village de MIREPEÏSSET (AUDE)
blason du village de Mirepeisset
 
trait

UTILISER de préférence
FIREFOX

MIREPEïSSET

Ch. BOSCHET ©
Mars 2006

1280 x 960 trait
Accueil
Accueil Mirepeïsset
le Minervois
accès
au village
Origine du
nom du village
Promenades dans le village
Climat
histoire régionale
géographie locale
le village aujourd'hui
Description
du village
 
Lieux-dits
ÉvÉnements
L'église Saint-Sébastien
Pourquoi l'église de Mirepeïsset a t'elle pris le nom de St-Sébastien ? A priori parce qu'il est censé être né tout près, à Narbonne
(voir la légende, plus bas).

La construction de l'église aurait débuté au 11e siècle. Elle figure dans une bulle du pape Jean XII datée du 25 mai 1328.
Son originalité tient surtout à la forme de son clocher-tour, dit en "tour sarrasine", ni en pointe, ni en flèche, mais à toit plat. Ce style de clocher n'est cependant pas rare dans la région (voir par exemple les églises de Cesseras, Azillanet, Laure-Minervois ou encore l'abbaye de Caunes-Minervois).
De style romano-gothique (style dit "transitoire"), elle présente un joli chevet hexagonal, 4 chapelles et un balcon décoré de 4 toiles. Elle est remarquable en particulier par son maître autel en marbre et une très belle chaire. Quelques jolis vitraux subsistent, dont un "Saint Sébastien" surplombant le choeur.
Elle est décorée de nombreuses statues (dont bien sûr un "Saint-Sébastien") et un très beau chemin de croix.

Elle fut remaniée au XVIIe siècle, puis de nouveau en 1895 par le curé de la paroisse qui releva sa nef de 1m50 et fit faire un nouveau dallage. Malheureusement, cette dernière restauration a masqué la plupart des vestiges les plus anciens. Plus récemment, le clocher a été consolidé et protégé, et la porte d'entrée, qui tombait en ruine a été refaite à neuf.

L'église renfermerait 42 sépultures et 2 tombeaux ; l'un des deux se trouve derrière le maître-autel. La plupart des sépultures sont maintenant dissimulées par le carrelage moderne.

Dotée d'une très bonne acoustique, elle est utilisée depuis peu comme salle de concert lors d'un festival de musique classique ayant lieu chaque année en octobre au village.


Le clocher de l'église


Statue de Saint Sébastien
dans l'église

Vitrail St Sébastien

Rosace

Maître-autel

Chaire

Balcon

Chemin de croix
(station VIII)

Voir la série de photos de l'église en cliquant ici

La légende de Saint Sébastien (Narbonne ? - Rome vers 288)

Que sait-on de saint Sébastien ?
En vérité, presque rien. Il aurait vécu à la fin du IIIe siècle et serait mort, selon la « Depositio martyrium » de 354, un 20 janvier. Le récit de sa vie, la « Passio Sancti Sebastiani », apparaît pour la première fois un siècle plus tard. Cette hagiographie, que le moine Odilon dans son rapport de 826 sur la translation des reliques de saint Sébastien à Saint-Médard de Soissons, attribue (à tort ?) à saint Ambroise, aurait été écrite dans le courant du Ve siècle. Elle sert de base à tous les récits ultérieurs et en particulier à celui de Jacques de Voragine qui, peu avant 1264, raconte et popularise la vie du saint dans « La Légende Dorée». Sa légende devient très populaire et inspirera nombre d'artistes, particulièrement à la Renaissance.

Chrétien, il soutenait les croyants persécutés, tels Marc et Marcillien alors qu'ils étaient détenus avant leur martyre. L'empereur Dioclétien n'avait pas connaissance de sa foi et il fut nommé capitaine de la garde prétorienne.
Sébastien continua donc, dans ces nouvelles fonctions, à soutenir les chrétiens persécutés. Il faisait de nombreuses conversions parmi le personnel de la prison et convainquit même le préfet de Rome, Chromatius, après l'avoir guéri de sa goutte. Ce dernier libéra les prisonniers et les esclaves et quitta ses fonctions. Son fils, Tibutius, suivit la voie montrée par son père et fut baptisé.

Le martyre
Dioclétien découvrit finalement la foi de Sébastien et, devant son refus de renier sa foi, le condamne à être exécuté par les archers de sa propre troupe. Voragine décrit alors, de manière lapidaire, son célèbre martyre: « Dioclétien le fit lier au milieu d'une plaine et ordonna aux archers qu'on le perça à coups de flèches. Il en fut tellement couvert, qu'il paraissait être comme un hérisson; quand on le crut mort, on se retira». Mais il n'avait pas été mortellement blessé et fut soigné par Irène, veuve de Castulus, un autre martyr. Après son rétablissement, il affronta Dioclétien ouvertement, lui reprochant sa cruauté. L'empereur surpris par cette réapparition, le condamna à mourir sous les coups de bâtons. Son corps fut jeté dans la
« cloaca maxima », les égouts de Rome, pour éviter une nouvelle «résurrection». On pense que le corps a été secrètement enterré par les chrétiens dans une tombe sur le site de laquelle a été construite la basilique Saint-Sébastien.

Son culte
Le nombre de représentations de St Sébastien dans la peinture du XVIe siècle tient beaucoup au fait qu'elles permettaient de montrer un homme nu dans une église dans des conditions acceptables. Il est devenu le patron des archers et des soldats (avec saint Georges et saint Maurice). On le considère comme efficace contre la peste, peut-être en raison de son courage face aux flèches, ou alors parce que l’on considérait au Moyen-âge que la Peste était envoyée aux hommes par une flèche tirée par l'ange exterminateur. On dit aussi que son invocation mit fin à la peste de 680 à Rome.

Fête : 20 janvier

Giovanni del Biondo,
Martyr de saint Sébastien
(vers 1370)
panneau de bois, 224 cm x 89 cm,

Musée de l'Opera del Duomo
Florence.

curiosités
anecdotes
la Cesse
à mirepeïsset
la Garenne
le canal du midi
à mirepeïsset
l'église
Saint-Sébastien
la rigole
de cesse
Hydrographie locale
La flore
la vie économique
Galeries
de photos
environs de MIREPEÏSSET