Blason du village de Mirepeisset
Site du village de MIREPEÏSSET (AUDE)
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MIREPEïSSET

Ch. BOSCHET ©
Mars 2006

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Les lions de Mirepeisset
Les écoles

Les écoles actuelles de garçons et de filles datent de la fin du 19ème siècle, vers 1880. Le mur de séparation des cours de récréation a été abattu et les classes géminées en 1967.

Les cafés


Au début du siècle, les commerces qui marchaient le mieux étaient les cafés buvettes. Il y en avait trois au village : café de la place, café du centre, hôtel café du progrès. Il existait aussi deux buvettes à la gare : Clos zéphir et Bon accueil.
Les jours de fête, les tables débordaient largement dans les rues.
Voir photo de la rue du Pont en 1906.
Aujourd'hui, il n'y a plus qu'un bar à La Garenne.

Dans les années 1920-1930

Mirepeisset connut une période d’activité intense, due à l’usine de fonte paraffine, charbon et produits bitumeux. Du personnel arrivait de partout, du manœuvre à l'ingénieur. Le village était cosmopolite : espagnols, italiens, grecs, polonais hongrois, nord-africains y faisaient bon ménage avec des français venus d’Alsace, de Bretagne, de la Côte d’Azur, d’Auvergne, de Paris et des Flandres. Le village comptait bien à ce moment-là, l'équivalent de la population actuelle : 700 habitants. Toutes les maisons de la rue du milieu (actuelle rue du centre) étaient habitées. Tous les cabanons dans la nature logeaient des familles ou des groupes de travailleurs. Il y avait alors à Mirepeisset : deux boulangers qui pétrissaient chacun trois balles et demi de farine par jour (ces balles étaient alors de 120 kg chacune), deux bouchers avec chacun son abattoir, trois épiceries, un bourrelier, un négociant en vin avec cinq chevaux à l’écurie pour le transport, deux tonneliers, une volaillère-coquetière, deux marchands de grains et fourrage, deux barbiers-coiffeurs, un cordonnier, sans parler des 5 cafés…
"La Rhur"


A la fin de la guerre de 14-18, la "Société des Charbonnages de la Cesse" est créée. Elle est censée extraire des lignites des mines de Lacaunette et des communes de toute la vallée de la Cesse, et les distiller à l'usine de Mirepeïsset (actuellement dans la zone de Truillas).
Elle fut surnommée "la Rhur" par les habitants de la région, en souvenir de l'occupation de la vraie Rhur par l'armée française en 1918.
On tenta de faire de la fonte, puis de l'essence de lignite, des pavés, des dalles de verre, de la paraffine ou des bougies, enfin du goudron.

Pendant 15 ans, Mirepeïsset fut une commune industrielle, avec son cortège de surpopulation, de bidonvilles, de rixes et même de meurtres, mais aussi de mélange des cultures, de prospérité, de libération de la femme, de progrès social qui allait déboucher en 1936 sur le Front Populaire.
La faillite de l'usine a sonné le glas de l'aventure industrielle de Mirepeisset. Il en reste les 2 cheminées jumelles de Lacaunette et Mirepeisset, toutes deux exactement semblables avec leurs 48 m de haut et leur curieux château d'eau qui forme un bourrelet autour de la cheminée.


Le pont sur la Cesse

De 1892 à 1895, on assiste à la création de la route de Saint Antoine au passage à niveau d’Argeliers et à la construction du point d’Herbe Sainte sur la Cesse et la Rigole. Ce tronçon de route et la construction de ce pont (Voir photo de la construction du Pont en 1894) ont eu un avantage considérable pour les usagers du chemin de fer : accessibilité pour les villageois de Ginestas et de Mirepeisset qui n’avaient plus à traverser la rivière à gué au pont de Siman et qui, à la moindre crue de la Cesse devaient aller à Cabezac pour se rendre à la gare.
Pour Mirepeisset, ce tronçon de route a été un boulevard de ceinture évitant le village ; il l'est toujours comme on peut en juger par le nombre de camions qui l'empruntent afin d'éviter de faire le tour par le rond-point de Cabezac.
Ce pont sur la Cesse et la Rigole entre le village et Herbe Sainte est le seul pont à quatre grandes arches sur la Cesse


Le chemin de fer
de Narbonne à Bize
La construction de la ligne de chemin de fer de Bize à Narbonne commença en 1880. Cette ligne longue de 24 km coûta 24 millions de francs or. La partie de Moussan et le pont sur l’Aude coûtèrent à eux seuls la moitié de la somme. Son inauguration eut lieu le 10 juillet 1887. La gare de Mirepeisset desservait : Ginestas et Mirepeisset, Montouliers et Argeliers, Quarante et Cruzy.
Ces trois groupes de villages avaient un emplacement réservé pour leurs propres omnibus dans la cour de la gare jusqu’en 1921 lors de la mise en service de la ligne Colombiers - Quarante - Cruzy.
En 1920, elle était au maximum de son trafic. La principale marchandise était le vin. Il y avait des négociants en vin dans tous les villages, y compris à Mirepeisset. Tout arrivait par la gare : fourrage, grains, engrais, fumier de cavalerie, denrées alimentaires pour les épiciers, volailles, etc…
On allait à Narbonne par le train. Tous les jours, il y avait 6 trains de voyageurs, trois allers et trois retours, de Narbonne à Bize. Ce train avait souvent en gare de Mirepeisset une trentaine de wagons.
La gare avait son chef de gare, son chef comptable, son aide-comptable, un aiguilleur, quatre hommes d’équipe et deux cantonniers de la voie. Il y avait 25 gardes-barrière sur toute la ligne. A force de pétitions de la population, et de vote de résolutions par le conseil municipal d’Argeliers, la gare prit le nom de Mirepeisset - Argeliers en 1890.
Les passerelles


Autrefois, on ne franchissait la Cesse que par des guès : à Laffenal-Parantiques, à Terre Rouge, au Moulinas pour le service de la pépinière, à la station du syndicat des Pradels-pont de Siman, à la station de Ratequatz pour Herbe Sainte et Sallèles. Les ponts les plus rapprochés étaient Cabezac et le pont-canal de Truilhas. Il y avait des passerelles en bois pour les piétons aux Parantiques, à Terre Rouge, au Moulinas et à Herbe Sainte.
A la moindre inondation, il fallait les remonter sur de nouveaux piquets en bois. Toute la population y participait.


"Voyage en France"

Au début du XXe siècle, les premiers guides touristiques font leur apparition, dans la foulée des guides Joanne, et de leur rival Baedeker. Voici ce qu'on peut lire à propose de mirepeisset et de Sallèles dans un de ces guides de voyage :

"Près de Mirepeisset, des terres incultes bordent le canal du Midi dont les berges sont ombragées de beaux pins parasols. Bien des vignes mal soignées ou périssantes disent le peu de fertilité du terrain. Mais lorsqu'on a atteint la zone traversée par le canal de jonction, voie navigable reliant le canal du Midi à Narbonne et à La Nouvelle, l'opulence renaît. La gare de Sallèles-d'Aude est encombrée de fûts, des wagons-réservoirs stationnent sur les quais. Le riche village de Sallèles a pour promenade
les rives du canal ombragées de pins parasols ; cette sorte d'avenue nautique s'étend jusqu'à l'Aude dont la traversée a nécessité de remarquables travaux. Une partie du fleuve est dérivée pour alimenter le canal ou robine de Narbonne."

"VOYAGE EN FRANCE" - par Ardouin-Dumazet - éditions Berger Levrault et cie 1904 - Cévennes méridionales

Le voyage de

Thomas Jefferson

sur le Canal du Midi

Thomas Jefferson est l'un des principaux rédacteurs de la Constitution des Etats-Unis et à ce titre, en est un des "Pères fondateurs". Cette constitution est toujours en vigueur 2 siècles plus tard.

Il est né dans une famille aisée de planteurs de tabac en 1743 en Virginie, alors l'une des plus grandes colonies anglaises d'Amérique du Nord. Il devient avocat, puis Député à l'Assemblée de Virginie.

Il se passionne alors pour la cause de l'indépendance de son pays.


Thomas Jefferson

Elu au Congrès tout juste formé par les colonies Britanniques, il propose leur regroupement dans une Fédération. Il rédige la "Déclaration d'Indépendance" qui amènera la guerre avec l'Angleterre, l'alliance avec la France, et finalement l'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique reconnue au traité de Versailles de 1783.
Alors que Georges Washington est élu comme premier Président des Etats-Unis, il est envoyé en France où il prend le titre de "Ministre d'Amérique" à la cour de Louis XVI. Il prend rapidement parti pour les idées nouvelles qui agittent alors Paris et acquièrent une grande célébrité dans la France de l'époque comme "chantre de la Liberté".
Il commence en 1787 un voyage dans le Midi de la France qui l'amène en particulier à remonter le Canal du Midi de Sète à Toulouse.
Très documentés, ses carnets de voyage à la veille de la Révolution, amènent un éclairage précieux sur la vie dans nos contrées à cette époque.

Très francophile, il deviendra de 1801 à 1809, le 3e Président des Etats-Unis et le plus ardent défenseur de l'alliance avec la France. Sa principale réussite politique est l'achat de la Louisiane à Napoléon, ce qui double la superficie des États-Unis.

Voici ce qu'il écrit en 1787 sur son passage par la région de Mirepeisset :

"Je ne m'y attarde pas (NDLR : à Capestang), redoutant les fièvres qui s'exhalent de cette contrée maudite. Je m'empresse d'atteindre Argeliers, où le Canal s'infléchit vers le sud, au milieu d'un vignoble réputé, notamment sur les terres rouges bordant sa rive droite.
Tandis que le soir descend, je me dirige vers le Somail. Peu avant le village de Mirepeisset j'aperçois l'entrée du Canal que l'on vient d'ouvrir pour atteindre l'Aude et la Robine de Narbonne (
NDLR : le Canal de Jonction). C'est l'ingénieur François Garipuy qui est l'auteur de cette jonction décidée par les Etats du Languedoc (...) L'eau est fournie par la Cesse, petit affluent de l'Aude, au moyen d'une Rigole prenant naissance en amont de Mirepeisset. Mais la Cesse n'est pas qu'un réservoir, elle est aussi un torrent impétueux, que la Canal franchit grâce à un pont acqueduc à trois arches, oeuvre du maître maçon biterrois Jean Goudet (...)
Je franchis cette nouvelle merveille avant de parvenir au Somail (...) ¤

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